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Lumières d'Occident

Pourquoi la France n'est-elle pas prête à se réformer? 1ère Partie

 


Pour ceux qui s’interrogent sur l’incapacité à se réformer de la France, il paraît évident que le pays n’est pas encore prêt à mettre sur un même pied d'équité ses régimes de retraite. Car la 1ère vraie réforme, qui serait en préparation et dont le président Mr SARKOSY donnera le départ, le 18 septembre, des négociations, concerne bien les régimes spéciaux de retraites, artéfacts (pardon Maurice) grabataire d’une nation musée.

 

Je peux paraître dure envers ce genre de régimes (ou plutôt sur le principe sur l'"inéquité"), mais pour quelqu’un comme moi qui grandi dans les années 80, ce genre de privilèges, associés au désir N°1 des jeunes dans ce pays de devenir fonctionnaires (traduisant tout de même un manque d’ambition et de foi dans le futur), constituent le point marquant d’une époque qui pourrait s’achever sur un renouveau (une nouvelle aire) ou au contraire sur l’évidence d’une nation qui se meure ou tout du moins se sclérose gravement, au point où le placement en maison de repos serait tout indiqué.

 

Alors pourquoi tant de certitudes dans le titre de cet article?

 

Comme le 1er match de l’équipe de rugby contre l’argentine, ne polémiquons pas sur l’entraîneur, le préparateur, le calendrier, la pelouse… ou d’autres inepties de cet acabit. Mais plutôt sur les 80% de matchs perdus par l’équipe nationale face aux pumas argentins lors des 5 matchs précédents. Pourquoi cette analogie? Pour dire que pour être confiant ou méfiant, mieux vaut s’appuyer sur l’expérience ou les tendances du passé.

 

Revenons à la culture de la France d’après guerre, celle qui nous habite encore à l'heure actuelle. Les documents (plus que les hommes) nous enseignent que la période sombre qui entoure la Seconde Guerre Mondiale (avant, pendant et après) nous a été contée selon le prisme politique et philosophique du conteur. Pour ma part, les 1ère explications ou plutôt récits m’ont été transmis par mes "professeurs". Par la suite, j’ai su m’interroger, me documenter et surtout me remettre en question sur mes propres connaissances (insuffisantes à la sortie de l’école) et sur la place des différents conteurs dans la société. Cette période sombre revêt une somme d’énormités que nous ne pourront peut être (certainement) jamais rectifier. C’est malheureusement la destinée de l’Histoire des hommes (je vous conseil de jeter un oeil sur le blog de brasidas qui tente de nous éclairer, félicitations!). Cependant, il parait évident que nous possédons une véritable culture encrée depuis 45 et gardée férocement par les élites de la nation. Ces dernières ne sont pas les politiciens de 1er ordre comme nous pourrions naïvement le penser, mais des gardiens présents à tous les niveaux du système, et qui s’ignorent pour certains, car tout système de cette ampleur est désormais autonome depuis Napoléon, dernier modificateur du système.

 

Concrètement, notre système et même vous, tout comme votre serviteur, sommes marqués, déterminés, influencés, quasiment génétiquement par le marxisme, que nous le voulions, que nous le combattions, que le répudions, ou non. Mais nous pouvons l’entrevoir et se questionner, ce qui pourrait passer par, non pas pour une psychanalyse, mais plutôt comme une salvation. Je dois également souligner que ce marxisme (dont j’espère souligner plus tard dans un prochain article quelques éléments intéressants et occultés) est accompagné par le Structuralisme et la Psychanalyse, pour finir d’atteindre tous les niveaux du système, de la société, de l’être humain, et finalement assez bien adapté au peuple de France.

 

Ce triptyque diffuse dans la société et ses éléments et à travers les élites, l’aversion de tout un a chacun pour le Marché et l’Individu. Vous qui me lisez avez soit du mépris pour le Marché ou la mondialisation - pour les plus « libéraux », de la crainte et de la méfiance (un peu comme les OGM). C’est comme ça, comme dirait Freud, c’est notre inconscient, qui a été longuement travaillé comme une pièce, non pas d’orfèvrerie, mais plutôt de ferronnerie.

 

Pourquoi la plupart du temps associons-nous le libéralisme à la toute-puissance du marché?

 

D’abord, nous ne connaissons pas bien le sens du mot libéralisme, tout comme de nombreux pays ne connaissent pas vraiment le sens du mot démocratie. Nous avons vu dans l’article consacré à Périclès que la Démocratie est un travail de longue haleine et encore une fois, est le fruit d’une culture (et donc de l’Histoire). On parle d’ailleurs souvent d’apprentissage de la Démocratie en Irak.

 

Nous ne l’avons jamais vraiment approché (le Libéralisme), alors voyons rapidement le sens derrière le mot « Libéralisme ». Il existe certes le Libéralisme Economique, qui souhaite laisser autant de liberté au marché que possible, le Libéralisme Politique prônant l’égalité des Droits et l’extension des libertés (ce que pensent apporter les Etats-Unis aux 4 coins du Monde) et enfin celui que personnellement je respecte le plus, le Libéralisme Philosophique qui postule que MOI ou VOUS ou votre voisin, vos parents comme vos enfants sont avant tout des Etres Autonomes. C’est pourquoi, contrairement au journalisme professionnel transmettant la Pensée Collective (PC, appelée également le Politiquement Correct), je n’hésite pas à donner mon avis personnel, et donc recevoir votre avis à VOUS et le respecter comme la pierre fondatrice de notre liberté.

 

Donc le Libéralisme est une pensée basée sur l’initiative personnelle. Et même, nous pouvons affirmer que des penseurs tels TOCQUEVILLE (voir article) ou A. SMITH ou V.PARETO ou F.BASTIAT ou F. Von HAYECK (penseurs que nous avons appris durant notre scolarité à démonter à bout d’arguments nauséabonds pour la plupart, voir, comme BASTIAT, occultés chez les lycéens pourtant en section Economie et Sociologie), soulignent l’importance de cette responsabilité individuelle, qui amène tout un chacun à chercher à maximiser son bien être par l’adoption d’un comportement rationnel. Ainsi, nous pouvons résumer la théorie par la pratique au quotidien en disant que la pensée libérale comprend et admet sans complexe que dans une société il y ait des écarts de salaires en fonction du poste occupé, des compétences, aptitudes, mais qu’il est primordial que l’accès à ce poste soit favorisé par l’égalité des chances et que les règles du jeu social soient équitables, mais comme tout un chacun est responsable individuellement, que les décisions de la vie de chaque individus ne nécessite pas l’intervention d’entités collectives ou super structures comme l’Etat, les partis, les syndicats, le corporatisme… sauf en cas de force majeure (guerre, black-out…). C’est pour cela qu’aux Etat-Unis (pays faut il le rappeler fondé sur la pensée libérale, ou même en Angleterre), un travailleur entré jeune dans une société peu rapidement se retrouvé Manager ou chef d’équipe. En France, généralement, c’est beaucoup plus lent, plus long et nécessite ce que appelons le piston, les entrées, l’importance de venir d’une bonne école et la reproduction des élites et des décideurs en est généralement la règle.

 

Depuis quand ne sommes nous plus rémunérés en fonction nos compétences?

 

                    

Tocqueville             Bastiat                  Von Hayek

 

                  

Smith                          Pareto                         Boudon

 

 

PS: Tocqueville est ici peint par Linda Marrinon (2003)

 

Les intellectuels français, c'est à dire les garants (ou gardiens?) de la pensée collective sont malheureusement imprégnés par les idées Illibérales pour reprendre le mot de Monsieur Raymond BOUDON. En effet, notre pensée collective repose sur des théories où l’individus, ou plutôt l’être humain, est vu comme le produit malgré lui des forces sociales, culturelles ou psychologiques qu’ils ne peut pas maîtriser, qui le dépassent en quelque sorte.

 

Pour Marx, c’est la division du travail qui est à l’origine de votre existence dans la société (ou de la mienne, merci Karl), pour Freud, vos croyances et vos actes sont le résultat de votre inconscient (ne cherchez pas !) et enfin pour les structuralistes vous êtes asservis à des structures sociales (parents, Etat…). L’autonomie du sujet pour ces 3 piliers de notre culture n’est qu’une escroquerie, une illusion, une donnée négligeable. Pour citer à nouveau BOUDON, on peut parler d’une matrice de pensée illibérale plus présente en France qu’à l’étranger (sauf peut être en Corée du Nord ou au Vénézuella, ou à Cuba…). Mieux vaut être tout en haut du système qui prône cette doctrine, ou peut être tout en bas ? il faudrait demander à Besancenot où lui même se situe.

 

Les puissances Cubaine et Vénézuellienne

 

Le Marxisme a eu son heure de gloire en France après 45 ou d’après nos professeurs les communistes ne se seraient pas compromis avec l’occupant comme a pu le faire le bourgeois commerçant individualiste pétainiste. Car pour vous, quelle est la figure du collabo? Le franchouillard qui pense d’abord à sa pomme plutôt qu’à la nation, non? Vous voyez, la culture collective ne s’est pas infiltrée, elle nous habite. Mais bon, les communistes français ont vraiment commencé à résister lorsque l’Allemagne à oser envahir la mère patrie (celle qui nous éduque), l’URSS, cependant, après les insurrections de Budapest et Prague, l’image du PC s’est légèrement ternie, même si, encore une fois, ces évènements ont été minorés par le rouleau compresseur de la pensée collective. Les résistants communistes au passage n’ont pas fait grève via leur organe syndical de la CGT des Chemins de Fers Français quand les familles de déportés (français avant tout!) étaient envoyées à la mort.

 

Cette doctrine est encore immiscée dans les esprits jeunes. C’est pour cela que les mouvements de grèves (ou protestations comme celles contre les emplois jeunes – remarquez que manifester contre les emplois est assez moderne tout de même!), rapidement et facilement téléguidés aujourd’hui se font dans les universités, les associations, où les jeunes sont majoritaires, puisque les esprits sont encore chauffés à blanc. Généralement, après l’université, les jeunes s’émancipent et commencent à plus ou moins réfléchir par eux-mêmes et comprennent un peu mieux leur place dans la société non pas comme un simple anneau d’une chaîne mais comme un véritable rouage. Les révoltes post soixante-huitardes un peu stupides mais agréables quand pointe le printemps, sont jugées par leurs acteurs quelques années plus tard comme des « erreurs de jeunesse ou des bonnes occasions de draguer le nanas et fumer de pétards avec des potes ». Initiatique presque!

 

Preuve que cette doctrine fondée donc sur l’antagonisme général est férocement présente en France chez les politiques comme les sociologues, les artistes comme la magistrature ou le journalisme… en fait partout, on entend souvent dire « quand l’entreprise y gagne, les salariés y perdent ». Aucune preuve ni même exemple ne sont avancés pour justifier de telles bêtises. Et nous savons depuis, que dans des entreprises prospères, les salariés le sont également, mais mieux encore, ils sont plus « heureux », il y a plus d’embauches, de primes… Je peux aisément trouver les arguments pour démonter les sytèmes Google, Apple, Microsoft... car en effet, les collaborateurs peuvent être évincés rapidement, sans possibilité dans beaucoup de cas d'attaquer la société. Mais ce sont également des sociétés qui attirent beaucoup de travailleurs à travers le monde, les salaires sont intéressants, le travail également, les possibilités de progression, l'ambiance, le confort de travail (crèches, mutuelles, sport, détente...). Etrange non?

 

                                           Fin de la 1ère partie…

Ajouté le 5:33 PM à September 10, 2007
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Activité et Réactivité des Etats-Unis

 


"Un américain va construire une maison pour ses vieux jours et l'aura revendue avoir d'en avoir posé le toit" Alexis de Tocqueville 

Alexis de Tocqueville

1805 - 1859

 

2 points significatifs d'une nation active:

 

1.    Taux de fécondité = 2 aux US quand il est de 1.5 en Europe

2.    P.I.B. (croissance) de 1 point supérieur aux US comparativement à l'Europe

 

Les Etats-Unis sont réactifs même quand ils vont trop loin, généralement par les effets pervers du Capitalisme pointés du doigt et dénoncés vigoureusement par bon nombre de nations, et en particulier la France et même le Socialisme en général, de Chavez à Strauss Khan. Pourquoi restent-t-ils réactifs? L’économie américaine crée des anti-corps face aux symptômes d'effets pervers. Afin de mieux comprendre de quoi nous parlons, prenons l'exemple très probant de l'affaire Enron qui fut un scandale retentissant dans l'histoire des Etats-Unis (nous noterons qu'en France nous aurions restreint ce scandale à la sphère économique française et non au pays tout entier, mais aux US l'économie c'est la vie de tout un chacun et donc la nation en général). Ce scandale qui était également relayé par d'autres (Worldcom par exemple) fut à l'origine du Sarbanes-Oxley Act (loi), qui contrairement au scandale, fut quasiment occulté en tout cas, très peu divulgué. suite à cette constations, il est légitime de poser la question suivante : ne serait-il pas plus intéressant comme en science certes d'étudier le symptôme mais surtout de décrire l'anticorps qui en en découle, comme d'un organisme évolué, combattant les pathologies qui découlent elles-mêmes de son évolution?

 

Un autre point significatif de notre époque, et de la notion de réactivité, est constitué par le phénomène de Délocalisation. C’est un symptôme brutal pour les nations ne produisant pas d’anticorps (ou alors de mauvais anticorps comparables à des pansements). La Délocalisation n’a engendré que 3% des licenciements entre 2000 et 2003 (Bureau des Statistiques de l’Emploi) aux Etats-Unis. La délocalisation ralentit la création d’emplois, elle n’en détruit pas comme nous serions tenté de le croire.

Les gains de Productivité ainsi que la Demande qui en résulte ont augmenté aux US générant une hausse des emplois dans le commerce de Détails, contrairement à l’industrie Manufacturière qu finalement témoigne d’une autre époque.

 

Conclusion

 

Ainsi, face aux effets pervers du Capitalisme dans un pays développé et des challenges contemporains qui en découlent, nous avons ici une nation dynamique qui sait être réactive. La seule critique de l’effet pervers d’un système n’est pas constructive mais malheureusement témoigne généralement d’une impuissance à résoudre ces difficultés. Nous avons aux US un système qui s’autorégule quasiment parfaitement, fabricant ainsi les remèdes à ses maux. Nous ne pouvons pas aller chercher les causes dans une quelconque exploitation de « je ne sais quoi je ne sais où».

Ajouté le 5:38 PM à August 22, 2007
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